Aujourd'hui, c'était la cérémonie de remise des diplômes de l'université de Meiji. On n'a pas ça en France, et c'est difficile parfois d'expliquer ici que chez nous, on "n'en fait pas tout un plat" : on va voir ses résultats sur Internet, on voit qu'on a validé tous ses semestres, on est content, et au mois de septembre suivant, on va faire la queue à l'administration pour retirer son bout de papier officiel avec la signature et la bordure dorée. Yahou.
Au Japon, Meiji loue le Tokyo budôkan pour la matinée, on invite papa et maman, et les filles se parent de magnifiques kimono de toutes les couleurs avec trois heures de maquillage et de coiffure le matin dans des salons spécialisés, pour aller avec. Les garçon, eux, se contentent modestement de choisir un cravate aux motifs différents de celles du voisin, pour égayer leur costume réglementaire.
Une fois la cérémonie à proprement parler terminée, tout ce joli monde encombre le réseau ferré pour une ou deux heures, en se rendant massivement aux bureaux de l'administration, où ils recevront officiellement leur magnifique diplôme calligraphié, avec les sceaux de l'université et tout le bazar. C'est aussi l'occasion de faire des photos avec ceux qui, n'étant pas diplômés, ne sont pas invités à la cérémonie...
Le soir, ils feront une super dernière nomikai avec les camarades de leur séminaire, et se bourreront correctement la gueule dans de magnifiques robes de soirée sexy (pour les filles, toujours costumes pour les hommes), histoire de garder un bon souvenir de ces quatre années de licence.
Bref, on voit vraiment pas pourquoi ils se la pètent comme ça pour si peu...