samedi 8 juin 2013

Le Périple V.

Il faudra revoir pour le détail au jour le jour, mais voici venu le moment de récapituler le périple que nous avons fait avec l'ami Vincent à travers toute la partie occidentale du Japon, le tout en une dizaine de jours à un rythme effréné :

- Partis le Mercredi 29 mai en train depuis la gare de Meidaimae (Tokyo, [A]), nous avons pris la Keio-sen pour nous rendre à Shinjuku, où, après quelques cafouillages de correspondance et l'intervention d'un supérieur placide pour calmer les ardeurs d'un employé zélé, nous avons finalement pu accéder à notre train sur la Odakyu-sen pour nous rendre à la gare d'Odawara. Là, nous avions opté pour la compagnie de bus Izu Hakone [伊豆箱根], de préférence à la compagnie Tozan Hakone [登山箱根], pour des raisons d'offres promotionnelles. Sur les conseils bienvenus de la dame du comptoir (et la sagesse de sa calculatrice), nous nous décidons pour un pass de deux jours, et nous nous rendons à Hakone même [B], où nous séjournons (activement).

- Le Jeudi 28 mai, après une nuit de rêve à se faire masser automatiquement les pieds au majestueux B&B Pension Hakone désert (avec des petits relents de The Shining dans l'air), retour à Odawara par le bus, pour sauter derechef dans un shinkansen qui nous emmène droit à Kyoto [C], avec une légère escale à Mishima (aucun lien). Nous y passons deux jours dans la joie, la liesse, et même un peu de soleil.

- Vendredi 29 mai, la tête bourrée de temples retirés et de sanctuaires perdus, nous avons oublié la grosse arachnide nichée sur le balcon de la Gest House Arklead Gojohorikawa où nous avons passé une nuit confortable (une pensée pour Simon), et nous prenons la ligne locale, qui nous emmène manger des okonomiyaki "à l'ancienne" chez Mizuno, dans les galeries de Dotombori à Osaka [D] (arrêtez de le prononcer Ozaka, ça m’énerve déjà !).

- Après une nuit sans histoire (mais une douche difficile) dans le Grand Cybercafé Bagus du coin et quelques visites de routine (aquarium, château), on embarque le Samedi 30 mai au soir dans un Highway Night Bus de la compagnie Willer où nous passons la nuit à flotter vers Fukuoka [E].

- Entre-temps, le jour s'est timidement levé, et nous voilà le Dimanche 31 mai (tôt. Très tôt) à changer de quatre-roues pour un autre, sans plus attendre en direction de Kumamoto [F] (on aura quand même pris soin de faire une halte bien méritée au Starbucks qui traînait là). Le château est toujours aussi merveilleux, on y lit même des contes maintenant, et la maison de Natsume Sôseki est un enchantement pour qui veut y bavarder de tout et de rien pendant des heures avec des inconnus folkloriques. A quelques stations de tram de là, la chambre d'hôte Nakashimaya nous donne l'impression qu'on est enfin rentré chez soi, enfouie dans un petit quartier périphérique aux izakaya chaleureuses, voire très chaleureuses, voire "putain qu'est-ce qu'il fait chaud j'en ai la tête qui tourne qu'est-ce qu'on commande pour la tournée suivante ?". Les basashi étaient surgelés, mais passaient tout seuls, et le grand biker du comptoir nous a offert les glaces, sentant probablement qu'on commençait à avoir besoin de rafraîchissements.

- Le Lundi 1er juin, frais comme des gardons, c'est le retour triomphal (et matinal) à Fukuoka (on vous a dit [E], comme Fukuoka ; suivez, on va pas vous faire un dessin !) afin de survoler la sécurité pour nous installer à bord d'un Skymarks Airlines qui nous dépose comme des fleurs à l'arrêt au port de Naha [G], où nous attendent deux créatures de rêve en maillot de bain. La suite n'est que trempette & dauphins, bière & caribous, avec un château sur le dessus pour faire bien.

- Passe un tour au GRG Higashimachi.

- Le Mercredi 3 juin, hélas, voit l'achèvement de notre glorieux périple sur un bon coup de sang et une course à l'or noir, qui nous permet contre toute panique d'arriver large à l'aéroport pour regagner les airs, et enfin notre bonne ville de Tokyo [A]. La boucle est bouclée, vous pouvez détacher vos ceintures et consulter la carte au trésor prévue en annexe à cet effet. En cadeau, vous aurez droit à une panne accidentelle sur la Yamanote qui vous permettra de poireauter une petite heure à Ikebukuro en mangeant du katsudon pour faire passer le temps et la faim grandissante. Au plaisir de vous revoir bientôt sur nos lignes :


20 000 lieues sur les fers