Après bien des péripéties (que vous aurez naturellement suivies), nous avons persisté et signé, travaillé dur, planché une journée sur le scénario et le script, tourné pendant deux après-midi pleines sur deux plateaux différents, et enfin passé plus de 30 heures de montage et d'enregistrement (notamment de nuit) pour arriver finalement à accoucher du douloureux bébé que nous avons pu présenter lors de notre happyôkai devant nos petits camarades ébahis, et que je suis heureux de vous dévoiler ici en exclusivité (ajoutez 3 heures de boulot au moins sur les sous-titres en anglais, merci à votre serviteur, et excusez ses éventuelles fautes de langue, il n'est pas bilingue, ni encore moins linguiste, lui) :
Voilà, c'est encore très loin de la perfection, et on sent les influences et les sensibilités différentes de chacun dans la composition et l'humour de la vidéo. Pour autant, c'est du vrai travail d'équipe (j'ai pas donné ma part au chien, vous me connaissez, je suis un dirigiste implacable), et la récompense a été à la hauteur, que ce soit Ishizuka-sensei, qui s'est jetée sur nous à la fin de la projection devant tout le monde pour nous serrer la main à tour de rôle en répétant hystériquement "Saikô da ; saikô da" ("C'est le meilleur ! c'est le meilleur !") ou encore nos camarades, qui dans le rapport de fin de séance nous ont tous encensé à grands mots. Même Okita-sensei a semblé fléchir plus ou moins de bonne grâce devant le résultat de notre persévérance, et la réplique "Tanoshimimasu !" est devenu un gimmick des soirées internationales ces derniers temps.
Il faut dire pourtant que nos camarades se sont tous illustrés à l'occasion par leurs productions, même s'il était clair qu'ils avaient moins investi que nous dans leurs projets (on s'est quand même payé un love hotel pour le tournage, nous). Pour vos yeux seulement, je mettrai si possible en ligne ultérieurement le génial Tokyo densha style du groupe II.
Tout est bien qui finit bien.