Ce soir, nous avons hébergé un atelier takoyaki, grâce à un ami japonais de Patrick (qui a manifestement bien plu à
Sarah, soit dit en passant…). Moi je
l’ai apprécié surtout parce que c’est le premier que je vois faire la vaisselle
après s’en être servi dans cet appartement. On connait tous ma maniaquerie sur
la question, mais avouez que le matin au réveil, quand vous entrez dans la
cuisine avant tout le monde, c’est plus sympa si vous n’avez pas à farfouiller
dans un évier débordant de casseroles sales pour trouver et laver rapidement votre
bol favori pour votre petit déjeuner. Surtout qu’une fois l’éponge pleine de
mousse, vous m’imaginez bien, je ne peux pas résister et j’attaque généralement
la montagne de bols et de couverts qui traînent, avec des grains de riz gluant
tout bien collés partout sur les parois après avoir séché là toute la nuit. Et après
ça, mes colloc débarquent comme des fleurs une demi-heure plus tard pour me dire
que je suis trop gentil and it’s so nice to you and so on, sans comprendre que
j’essaie juste de donner un peu l’exemple, avec l’espoir que la sauce prenne.
En vrai, ça m’amuse pas tant que ça de faire 10-15 minutes de vaisselle tous les matins, alors que j’ai déjà
fait la mienne la veille. Faire remarquer la gentillesse des autres, ça reste toujours un moyen efficace et
peu coûteux d’éviter de remarquer sa propre fainéantise…
Enfin, pour ce qui est de ce soir, je participais
seulement de l’extérieur. Comprenez que je prenais des photos de loin en
préparant ma double ration de bolognaise dans mon coin. Parce que, les takoyaki c’est bon, mais c’est pas un bout
de pieuvre coincé dans une boule de pâte qui vous tient au ventre pour l’entraînement
du lendemain. Donc je fais ma popotte à part. Moi il me faut du concret.
Bon, j’avoue, j’en ai mangé quand même un, pour
goûter… et puis c’était tendu gentiment par une jolie chinoise souriante, alors
ça se refuse pas. C’est de la sociabilisation.