lundi 15 octobre 2012

Takoyaki's Party


Ce soir, nous avons hébergé un atelier takoyaki, grâce à un ami japonais de Patrick (qui a manifestement bien plu à Sarah, soit dit en passant…). Moi je l’ai apprécié surtout parce que c’est le premier que je vois faire la vaisselle après s’en être servi dans cet appartement. On connait tous ma maniaquerie sur la question, mais avouez que le matin au réveil, quand vous entrez dans la cuisine avant tout le monde, c’est plus sympa si vous n’avez pas à farfouiller dans un évier débordant de casseroles sales pour trouver et laver rapidement votre bol favori pour votre petit déjeuner. Surtout qu’une fois l’éponge pleine de mousse, vous m’imaginez bien, je ne peux pas résister et j’attaque généralement la montagne de bols et de couverts qui traînent, avec des grains de riz gluant tout bien collés partout sur les parois après avoir séché là toute la nuit. Et après ça, mes colloc débarquent comme des fleurs une demi-heure plus tard pour me dire que je suis trop gentil and it’s so nice to you and so on, sans comprendre que j’essaie juste de donner un peu l’exemple, avec l’espoir que la sauce prenne. En vrai, ça m’amuse pas tant que ça de faire 10-15 minutes de vaisselle tous les matins, alors que j’ai déjà fait la mienne la veille. Faire remarquer la gentillesse des autres, ça reste toujours un moyen efficace et peu coûteux d’éviter de remarquer sa propre fainéantise…
Enfin, pour ce qui est de ce soir, je participais seulement de l’extérieur. Comprenez que je prenais des photos de loin en préparant ma double ration de bolognaise dans mon coin. Parce que, les takoyaki c’est bon, mais c’est pas un bout de pieuvre coincé dans une boule de pâte qui vous tient au ventre pour l’entraînement du lendemain. Donc je fais ma popotte à part. Moi il me faut du concret.
Bon, j’avoue, j’en ai mangé quand même un, pour goûter… et puis c’était tendu gentiment par une jolie chinoise souriante, alors ça se refuse pas. C’est de la sociabilisation.