Aujourd’hui, j’ai enfin reçu les résultats de mon
catastrophique passage du JLPT
niveau N3 (Japanese Language Proeficiency Test) que j’ai présenté en décembre,
et je n’en croyais pas mes yeux : j’ai réussi !
Le petit cadre
« passed » en bas à gauche a immédiatement attiré mon regard, et
pendant une seconde, j’ai eu peur de m’être fait une fausse joie en ne
regardant pas au bon endroit de la page. Je me suis dit « Ça doit être une
indication quelconque, une note, un détail ». Et non, je l’ai bien
eu !
Alors pour tempérer tout enthousiasme disproportionné,
rappelons que le N3 est le niveau
intermédiaire des cinq niveaux du JLPT,
et que le vrai saut en termes de difficulté, c’est le passage au N2, le N1 étant le niveau le plus haut, que même les Japonais seraient
capables de rater selon mon ami italien Nicola,
qui le possède depuis plusieurs années et étudie actuellement dans un labo de
linguistique à l’université de Kyûshû
(pour vous dire un peu le niveau du N1).
L’autre raison pour relativiser les admirations déplacées se
trouve dans le petit encadré situé au
dessus du cadre d’admission, et qui présente le détail numérique des
résultats, où l’on peut constater que… et bien, ça n’est pas brillant !
J’ai même eu très très chaud aux fesses (imaginez Daniel Craigh sautant d’un avion en train d’exploser en vol, avec
les flammes qui lui lèchent le derrière), notamment en compréhension écrite, avec la moyenne obtenue à… 1 point près. C’est d’autant plus serré
si l’on sait que dans cette partie, j’ai mis un bon nombre de réponses au
hasard par manque de temps (une des grosses difficultés du JLPT, notamment dans cette épreuve particulière où il faut lire
très vite). Oui, parce que le JLPT
est un QCM sans point négatif, ce qui est bien le seul avantage qui nous reste.
Pour la compétence
linguistique, ça n’a rien de très glorieux non plus, avec seulement 34 points sur 60, où l’on peut constater quand même que je suis nettement
meilleur en grammaire [A = 66%+]
qu’en vocabulaire et kanji [B = 34 – 66%].
Cela explique aussi, il faut le dire, que je cherche souvent mes mots dans une
conversation, mais qu’à l’inverse d’un bon nombre de mes camarades globalement
du même niveau que moi, mes phrases japonaises ne ressemblent pas juste à un
gros amas de mots mis bouts à bouts. Merci au grec ancien, qui m’a dressé à
l’importance de la rigueur grammaticale !
Enfin, sans surprise, la compréhension
orale est de loin mon meilleur score, même s’il n’est pas en lui-même exceptionnel
non plus, avec 46 points sur 60.
Mais je m’en fous, je l’ai !
Prochaine fois, je pourrai aller me planter au N2,
tiens ! C’est pas formidable ça ?