Aujourd’hui
était un jour spécial : je suis allé assister à un passage de 初段 (1er dan) d’iaïdô
au Tôkyô budôkan. En fait, soyons
franc : c’était accessoire, au sens propre du terme. J’y allais en vrai
pour acheter un iaïtô tout neuf. Jamais vu autant de sabres au mètre
carré ! Des longs, des cours, des lourds, des légers, des katanas et des
cartons entiers de matériel d’entretien, de cordons etc. Onikubo-sensei (6ème dan Iaïdô, 4ème dan
Kendô), qui s’occupe des enfants au Matsuba,
travaille à la police métropolitaine. Une aubaine ! Avec ses relations, il
a négocié mon sabre assez rudement (si j’ai bien compris), et mon petit bébé
que je viens de payer 三万円 (300
euros) devait en coûter 100 de plus. Je n’imagine pas son prix en Europe.
Il
est assez léger, mais bien équilibré et adapté à ma taille. En revanche, le
cordon est en coton. J’en mettrai un en soie quand j’aurai les sous. Je n’ai
malheureusement pas encore eu l’occasion de l’essayer « pour de
vrai », car je n’ai pas encore de lieu de pratique pour ça. Je ronge donc
mon frein en le dégainant dans la cuisine, ce qui cause quelques frayeurs à mes
colocataires.
C’est
un tel plaisir de tenir à nouveau un vrai sabre dans les mains ! J’ai hâte
de le manier en grandeur nature.
